| Communiqué
de presse AMF du 23 octobre
2008
En
février 2008, l'Autorité
des marchés financiers
a confié à Bernard
Field, membre de son collège,
la présidence d'un
groupe de travail sur les déclarations
de franchissement de seuil de
participation dans les sociétés
cotées et les déclarations
d'intention. Ce groupe,
comprenant des représentants
des sociétés cotées,
des prestataires de services
d'investissement et de
leurs organisations représentatives
ainsi que des avocats, s'est
attaché à répondre
aux préoccupations suscitées
par les risques de prises de
contrôle rampantes en
formulant des propositions de
réforme axées
sur le renforcement de la transparence
des participations et de la
pertinence de l'information
délivrée au marché.
Les
travaux menés par le
groupe de travail ont abouti
à la rédaction
d'un rapport qui formule
une vingtaine de recommandations
adoptées par la majorité
des membres du groupe et qui
tiennent compte des réglementations
adoptées à l'étranger.
Ces propositions ne font toutefois
pas toujours l'unanimité,
notamment sur la question du
traitement des instruments dérivés
comportant un paiement en numéraire
ou sur le seuil de déclenchement
de l'offre obligatoire.
Les recommandations du groupe
concernent les points suivants.
Les déclarations
de franchissement de seuil de
participation
L'amélioration
de la transparence sur les prises
de participation dans les sociétés
cotées passerait, notamment,
par une assimilation aux actions
détenues en propre, des
actions que l'actionnaire
peut acquérir à
son initiative en vertu d'un
instrument financier (option,
etc.) ainsi que des instruments
procurant une exposition économique
aux actions d'un émetteur
(CFD, equity
swap, etc.). Un abaissement
du premier seuil légal
de déclaration et du
délai de déclaration
pourrait également parfaire
le système.
Les déclarations
d'intention
Les
déclarations d'intention
devraient être suffisamment
précises pour être
exploitables par le marché,
la société et
les autres actionnaires :
des informations proches de
celles prévues par le
« Schedule
13D » américain
devraient être publiées,
en contrepartie d'une
réduction de douze à
six mois du délai dans
lequel le déclarant doit
se projeter. En cas de changement
d'intentions, une nouvelle
déclaration motivée
devrait être publiée
sans délai ; cette
nouvelle déclaration
faisant à nouveau courir
le délai de six mois.
Le seuil de l'offre
obligatoire
Le groupe propose de réformer
le seuil de l'offre obligatoire
pour qu'il corresponde
davantage à la notion
de contrôle de fait, tout
en restant divisé sur
le niveau pertinent de ce seuil
qui pourrait être fixé
à 25 % des droits
de vote ou à 30 %
calculé alors selon les
mêmes modalités
que celles prévues pour
les seuils donnant lieu à
déclaration. Un dispositif
légal de plafonnement
des droits de vote pourrait
par ailleurs être prévu
afin d'éviter les
prises de contrôle de
fait, sauf si l'actionnaire
concerné dépose
un projet d'offre sur
la totalité du capital.
De plus, la règle de
« l'excès
de vitesse » d'acquisition
devrait être modifiée
en limitant les acquisitions
à 1 % en douze mois
consécutifs au lieu de
2 %.
Un
grand nombre des recommandations
du rapport supposent, pour être
mises en oeuvre, des modifications
législatives. Elles pourraient
être prises par voie d'ordonnance
dans le cadre de l'habilitation
donnée au gouvernement
par la loi de modernisation
de l'économie pour finaliser
la transposition de la directive
transparence et réformer
le régime de l'information
sur les participations significatives
dans les sociétés
cotées et les déclarations
d'intention. Le rapport du groupe
de travail sur les franchissements
de seuils de participation et
les déclarations d'intention
est soumis à consultation
publique jusqu'au 14 novembre.
Les réponses à
la consultation doivent être
retournées à l'adresse
suivante : contact@amf-france.org.
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